Nouvelle lune et pleine lune : comment les utiliser en introspection ?
- Anne-lise le Maître
- 11 juin
- 16 min de lecture
Dernière mise à jour : 23 juin

Entre la nouvelle lune et la pleine lune, quelque chose se dessine : une graine intérieure, un mouvement discret, une vérité qui cherche peu à peu sa lumière.
La nouvelle lune nous invite à écouter ce qui commence, même lorsque rien n’est encore visible.
La pleine lune, elle, éclaire ce qui a mûri, ce qui déborde, ce qui demande à être reconnu ou déposé.
Dans cet article, je t’invite à explorer ces deux grands seuils lunaires comme des rendez-vous d’introspection : non pour suivre la Lune comme une règle, mais pour apprendre à mieux entendre tes propres cycles intérieurs, à travers l’écriture, le journaling et une présence plus fine à ce qui se transforme en toi.
👉 Si tu veux tout savoir sur les 8 principales phases de la lune, tu peux également lire cet article "Phases de la lune et introspection : 8 étapes pour mieux se comprendre".
Nouvelle lune et pleine lune, deux phases pour soutenir ton introspection
La Lune nous accompagne sans bruit. Elle apparaît dans le ciel, disparaît, revient, grandit, se remplit, décroît, puis retourne à la nuit. Quand on observe le ciel, son cycle est visible, mais ce qu’il réveille en nous est souvent plus subtil : une envie de recommencer, un besoin de faire le point, une émotion qui remonte, une vérité qui devient plus claire, une fatigue que l’on ne peut plus ignorer.
Dans une pratique d’introspection et de questionnement intérieur, la nouvelle lune et la pleine lune peuvent devenir deux rendez-vous simples avec soi-même :
La nouvelle lune nous invite à écouter ce qui commence.
La pleine lune nous aide à voir ce qui arrive à maturité.
Entre pleine et nouvelle lune, un mouvement se dessine : une graine est déposée, puis quelque chose grandit, ensuite une lumière se fait.
Ce même mouvement peut aider à accompagner symboliquement un projet, une émotion, une relation, une prise de conscience, une période de transition ou un travail intérieur plus profond.
S'appuyer sur la nouvelle lune et la pleine lune en introspection ne signifie pas que l’on doit suivre le rythme de la Lune comme une règle rigide. Il ne s’agit pas d’obéir à un calendrier, ni de réussir parfaitement un rituel adapté à la phase du cycle. Il s’agit plutôt d’utiliser ces deux grands seuils lunaires comme des miroirs.
Deux fois par mois, la Lune nous invite à ralentir et à se demander :
Où en suis-je intérieurement ? Qu’est-ce qui commence ? Qu’est-ce qui devient visible ? Qu’est-ce qui demande à être reconnu, nourri, ajusté ou déposé ?
C’est là que le journaling et l'écriture introspective deviennent précieux. La page que nous rédigeons permet de garder trace de ce que la Lune éclaire en nous, non pour nous enfermer dans une interprétation, mais pour mieux comprendre nos cycles intérieurs.
Quelle est la différence entre nouvelle lune et pleine lune ?
Nouvelle lune et pleine lune : deux seuils opposés et complémentaires
La nouvelle lune et la pleine lune sont deux moments très différents du cycle lunaire :
La nouvelle lune correspond à un temps de nuit. La Lune n’est pas visible, ou presque pas visible. Symboliquement, elle ouvre un espace de silence, de commencement invisible, de germe intérieur.
La pleine lune, au contraire, correspond à un temps de lumière. La Lune apparaît pleine dans le ciel. Symboliquement, elle parle de révélation, de culmination, de visibilité, de bilan.
On pourrait résumer simplement :
La nouvelle lune demande : qu’est-ce qui cherche à naître ? La pleine lune demande : qu’est-ce qui devient visible ?
La nouvelle lune est une porte d’entrée.
La pleine lune est une mise en lumière.
La nouvelle lune invite à semer.
La pleine lune invite à regarder ce qui a poussé.
La nouvelle lune parle d’intention.
La pleine lune parle de reconnaissance.
Mais il est important de ne pas appliquer à ces deux phases des recettes trop simples. La nouvelle lune ne consiste pas seulement à “manifester”. Et la pleine lune ne consiste pas seulement à “libérer”. En fait, toutes les nouvelles lunes ne nous donnent pas envie de commencer un projet, tandis que toutes les pleines lunes ne nous donnent pas l’impression d’avoir récolté quelque chose.
En réalité, ces deux périodes sont beaucoup plus subtiles.
La nouvelle lune peut être un temps de vide, d’incertitude, d’écoute.
La pleine lune peut être un temps de clarté, mais aussi d’intensité, de fatigue ou de débordement.
Et c’est justement cela qui rend la pratique intéressante : la Lune ne nous dit pas ce que nous devons ressentir. Elle nous donne un cadre pour observer ce que nous ressentons vraiment.
À la nouvelle lune : écouter ce qui cherche à naître
La nouvelle lune est souvent présentée comme étant le moment idéal pour poser ses intentions. Ce qui est vrai, mais à condition de ne pas transformer l’intention qu'on choisit de poser en injonction.
Poser une intention à la nouvelle lune ne signifie pas dresser une liste de désirs à réaliser absolument. Ce n’est pas une commande envoyée à l’univers, ni une exigence supplémentaire que l’on se fixe à soi-même.
Dans une approche introspective, il faut plutôt concevoir l’intention comme une graine.
La graine ne naît pas seulement de ce que l’on veut obtenir. Elle se forme à partir de ce que l’on sent juste de nourrir.
La nouvelle lune nous propose de revenir à une écoute plus fine de soi-même et de se demander :
Qu’est-ce qui commence à bouger en moi ? Qu’est-ce que je n’ose pas encore formuler ? Quel désir discret revient depuis quelque temps ? De quoi ai-je besoin pour recommencer autrement ?
Selon notre besoin, la nouvelle lune peut donc être un moment de recommencement, mais aussi de retrait.
Avant de poser une intention, il peut être nécessaire de faire silence, d’écouter son corps, de sentir ce qui est terminé, de reconnaître ce que l’on ne veut plus porter dans le cycle qui s’ouvre.
Parfois, la vraie intention de nouvelle lune est très simple :
Je choisis de revenir à moi. Je choisis de ne pas me précipiter. Je choisis d’écouter ce qui est encore fragile. Je choisis de poser un premier pas au lieu de tout vouloir résoudre.
La nouvelle lune est un espace de commencement, mais un commencement intérieur. Ce qui naît à ce moment-là n’est pas toujours visible. Il peut s’agir d’une décision intime, d’une permission, d’un nouveau regard ou d’une envie encore fragile.
Dans ton journal, cette phase peut être utilisée pour déposer une graine de conscience.
Tu peux écrire dans ton journal :
Ce qui se termine : Ce qui cherche à commencer : Ce que je ressens sans encore bien le comprendre : L’intention douce que je souhaite poser : Le premier geste concret qui peut l’honorer :
Cette pratique de conscientisation et d'écriture permet d’ancrer l’intention dans la réalité. Car une intention n’a pas besoin d’être spectaculaire pour être puissante. Elle a besoin d’être juste.
À la pleine lune : voir ce qui arrive à maturité
La pleine lune est souvent ressentie comme un moment plus intense. Elle éclaire, amplifie, révèle et elle peut mettre en lumière ce qui était déjà là, mais que l’on ne voyait pas encore pleinement.
Dans une pratique introspective, la pleine lune est un moment de bilan. Mais là encore, tout comme pour la nouvelle lune, il faut éviter les simplifications.
La pleine lune n'éclaire pas seulement les réussites. Elle montre ce qui est plein. Ce qui a mûri, oui, mais aussi ce qui déborde. Ce qui demande à être reconnu. Ce qui ne peut plus être ignoré.
Une pleine lune peut révéler une avancée.
Elle peut aussi révéler une fatigue.
Elle peut confirmer une intuition.
Elle peut mettre en lumière une tension relationnelle.
Elle peut montrer une joie longtemps retenue.
Elle peut faire remonter une émotion que l’on avait repoussée.
La question que la pleine lune nous incite à nous poser n’est donc pas seulement :
Qu’est-ce que j’ai réussi ?
Elle est plutôt :
Qu’est-ce qui devient visible maintenant ?
Ce qui devient visible peut être positif, doux, lumineux, nourrissant. Mais ce peut aussi être inconfortable. En effet, une pleine lune peut nous montrer qu’une situation est arrivée à saturation, qu’un besoin n’a pas été écouté, qu’une limite doit être posée, qu’une illusion se dissipe.
C’est pour cela que la pleine lune peut être un moment précieux de vérité intérieure.
Profiter de la pleine lune pour écrire dans ton journal peut te permettre de faire le point :
Qu’est-ce que je vois plus clairement qu’avant ? Qu’est-ce qui a mûri depuis la nouvelle lune ? Qu’est-ce qui me demande de l’attention ? Qu’est-ce que je peux célébrer ? Qu’est-ce que je peux remercier ? Qu’est-ce que je peux commencer à déposer ?
La pleine lune est souvent associée à la libération. Mais avant de penser à libérer, il faut veiller à ne pas brûler l'étape de reconnaissance. Car on ne dépose pas vraiment ce que l’on n’a pas encore osé voir et reconnaître.
C’est pourquoi une pratique introspective de pleine lune peut commencer par cette phrase :
J’accepte de voir…
Puis seulement ensuite :
Je suis prêt(e) à libérer…
La pleine lune devient alors un moment d’honnêteté. Non pas une mise en scène spirituelle, mais une rencontre avec ce qui est arrivé en pleine lumière.
Nouvelle lune et pleine lune : intention et bilan
La nouvelle lune et la pleine lune fonctionnent très bien ensemble et créent un cadre favorable à l'introspection, parce qu’elles se font face et t'aident à créer un dialogue intérieur.
À la nouvelle lune, tu peux poser une intention.
À la pleine lune, tu peux observer ce que cette intention est devenue.
Cette observation ne doit pas être vécue comme un jugement. Il ne s’agit pas de vérifier si tu as “réussi” ou “raté” ta lunaison. Il s’agit plutôt de voir comment ton intention a rencontré la réalité.
Par exemple, à la nouvelle lune, tu peux écrire :
Ce mois-ci, je souhaite m’écouter davantage dans mes relations.
À la pleine lune, tu peux revenir à cette phrase te et demander :
Où ai-je réussi à m’écouter ? Où ai-je encore ignoré mon ressenti ? Qu’est-ce que cette intention a révélé ? Quelle situation m’a montré que ce sujet était important ?
Le bilan de pleine lune ne sert pas à se noter ou à mesurer une réussite, il sert à comprendre.
Il peut te montrer que l’intention était juste. Ou qu’elle était trop vague. Ou qu’elle cachait un besoin plus profond. Ou qu’elle a réveillé une peur. Ou qu’elle a déjà produit une petite transformation intérieure.
C’est cette relecture qui rend le journaling lunaire si intéressant : la nouvelle lune et la pleine lune deviennent deux points d’ancrage dans le temps et, entre les deux, une histoire se dessine.
Pourquoi s'appuyer sur la nouvelle lune et la pleine lune en journaling introspectif ?
Le journaling introspectif permet de rendre visible ce qui, autrement, resterait simple pensée floue. Au fil du temps et des mois, nous pouvons avoir l’impression que les mêmes émotions reviennent, que les mêmes questions tournent, que les mêmes blocages se répètent. Mais tant que tout reste dans la tête, il est difficile de distinguer ce qui évolue de ce qui se répète vraiment.
Écrire permet de garder trace. Et en revenant à son journal à chaque nouvelle lune et à chaque pleine lune, on commence à observer des mouvements :
ce qui revient régulièrement ;
ce qui change subtilement ;
ce qui s’apaise quand on l’écoute ;
ce qui se réactive toujours de la même manière ;
ce qui a besoin de temps ;
ce qui demande une décision plus claire ;
ce qui appartient à une phase naturelle ;
ce qui ressemble davantage à un schéma répétitif.
Faire la distinction entre les phases naturelles et les schémas répétitifs est important :
Un cycle naturel revient, mais il permet une maturation. Il peut ramener avec lui un même thème, une même émotion ou une même question, mais avec une nuance nouvelle.
Un schéma répétitif, lui, donne souvent l’impression de rejouer la même scène intérieure. Même tension. Même blessure. Même impasse. Même perte de soi.
Le journaling lunaire aide à voir la différence, parce qu’il inscrit les expériences traversées dans le temps.
Au fur et à mesure de l'écriture et des cycles lunaires, et si l'on rencontre des difficultés, on peut prendre du recul et se demander :
Est-ce que je traverse une spirale d’évolution, ou est-ce que je tourne en rond ? Est-ce que ce thème revient pour être approfondi, ou parce qu’il n’a pas encore été transformé ? Est-ce que je me sens plus conscient.e qu’au cycle précédent, ou enfermé.e exactement au même endroit ?
La Lune ne répond pas à notre place. Mais elle nous donne un rythme et des points de rencontre pour se poser ces questions.
Une pratique introspective simple à mettre en place entre nouvelle lune et pleine lune
Tu peux commencer très simplement, sans suivre toutes les phases lunaires.
Deux rendez-vous avec toi-même par mois suffisent déjà :
un rendez-vous à la nouvelle lune ;
un rendez-vous à la pleine lune.
À la nouvelle lune, tu ouvres le cycle.
À la pleine lune, tu fais le point.
Voici une trame simple que tu peux suivre.
À la nouvelle lune
Tu peux suivre cette trame pour faire le point. Je te recommande de noter tes réflexions dans un journal ou un carnet.
Commence par noter la date. Tu peux aussi indiquer le signe astrologique de la lunaison si tu le connais, mais ce n’est pas indispensable. Ensuite, pose-toi les questions suivantes :
1. Où j’en suis aujourd’hui Décris ton état intérieur sans chercher à l’embellir.
2. Ce qui se termine Qu’est-ce qui semble perdre de sa force ? Qu’est-ce que tu ne veux plus nourrir ?
3. Ce qui cherche à naître Quelle envie, quel besoin, quel appel discret commence à se faire sentir ?
4. Mon intention pour ce cycle Formule une phrase simple, réaliste et habitée.
5. Le premier geste concret Quelle petite action peut soutenir cette intention dans ta vie réelle ?
À la pleine lune
Reviens à ton carnet, note à nouveau la date et éventuellement le signe astrologique de la pleine lune. Relis ensuite ton intention de nouvelle lune, puis pose-toi les questions suivantes :
1. Ce qui est devenu visible Quelle vérité, quelle émotion, quelle situation apparaît plus clairement ?
2. Ce qui a mûri Qu’est-ce qui a avancé, progressé, même légèrement ?
3. Ce qui déborde Qu’est-ce qui prend trop de place ? Qu’est-ce qui demande à être reconnu ?
4. Ce que je peux célébrer Quelle prise de conscience, quel effort, quel pas mérite d’être honoré ?
5. Ce que je peux déposer ou ajuster Qu’est-ce qui n’a plus besoin d’être porté de la même manière ?
Cette pratique est simple, mais elle peut devenir très profonde lorsqu’elle est répétée sur plusieurs mois. Le journal devient alors un miroir de ton temps intérieur.
Faut-il absolument ressentir quelque chose à la nouvelle lune ou à la pleine lune ?
Non, bien entendu.
Certaines personnes ressentent fortement les lunaisons. D’autres non. Certaines pleines lunes seront intenses, d’autres passeront presque inaperçues. Certaines nouvelles lunes donnent envie de recommencer, d’autres donnent surtout envie de dormir.
En réalité, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière de vivre la Lune.
Le risque, dans les pratiques spirituelles, est parfois de croire que l’on devrait ressentir quelque chose de particulier. On lit que telle nouvelle lune est un portail, que la pleine lune en cours est puissante, que telle lunaison est intense, et on finit par se demander si on est déconnecté lorsque l’on ne ressent rien.
Mais en réalité, l’absence de ressenti est aussi une information. Et il est tout à fait légitime de te dire alors :
J’ai besoin de repos. Je suis trop sollicité.e pour sentir finement. Cette lunaison ne résonne pas particulièrement avec mon histoire actuelle. Mon corps suit un autre rythme. Je n’ai pas besoin de tout interpréter.
La Lune n’est pas là pour t'imposer une expérience prédéfinie. Elle est là pour t'offrir un espace d’écoute, si tu en ressens le besoin.
Les erreurs fréquentes dans les pratiques de nouvelle lune et de pleine lune
Comme toutes les pratiques symboliques, le travail avec la Lune peut devenir très soutenant, mais il peut aussi se rigidifier à outrance.
Voici donc quelques pièges à éviter.
Croire qu’il faut toujours poser une intention à la nouvelle lune
Parfois, la nouvelle lune n’appelle pas une intention claire. Elle appelle un silence. Une pause. Une écoute. Une phrase incomplète. Un espace pour ne pas savoir.
Tu peux alors remplacer “je pose mon intention” par :
J’écoute ce qui cherche à naître.
C’est souvent beaucoup plus juste comme posture.
Croire que la pleine lune sert seulement à libérer
La pleine lune ne demande pas toujours de couper, brûler, jeter, purifier. Elle demande d’abord et avant tout de voir :
Avant de libérer, on peut reconnaître.
Avant de déposer, on peut remercier.
Avant de tourner la page, on peut comprendre ce que cette page nous a appris.
Se juger si l’on rate une lunaison
Tu peux écrire le lendemain. Ou trois jours plus tard. Ou ne rien écrire du tout. Ta pratique introspective n’est pas là pour te créer une pression supplémentaire.
Rater une lunaison peut même devenir une question de journaling :
Pourquoi n’étais-je pas disponible ? Qu’est-ce qui a pris toute la place ? De quoi avais-je besoin à la place d’un rituel ?
Vouloir que son cycle intérieur corresponde parfaitement à la Lune
Ton rythme personnel peut être différent du rythme lunaire. C’est normal.
La Lune est un repère extérieur. Ton corps, ton histoire, tes émotions, tes contraintes, ton cycle menstruel éventuel, ta fatigue, ton environnement ont aussi leur propre rythme.
L’objectif de cette pratique introspective n’est pas de se caler parfaitement sur la Lune. L’objectif est d’observer le dialogue entre les cycles extérieurs et tes cycles intérieurs.
10 Questions de journaling pour la nouvelle lune
Voici quelques questions simples pour accompagner une nouvelle lune :
Où en suis-je intérieurement aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui semble se terminer ?
Qu’est-ce que je ne veux plus nourrir dans le prochain cycle ?
Qu’est-ce qui cherche à naître en moi ?
Quel désir discret revient depuis quelque temps ?
De quoi ai-je besoin avant de recommencer ?
Quelle intention serait juste pour mon énergie actuelle ?
Quel premier pas concret peut soutenir cette intention ?
Qu’est-ce que je peux commencer doucement, sans pression ?
Quelle graine intérieure demande mon attention ?
Tu peux répondre à toutes ces questions, ou n’en choisir qu’une seule. La bonne question est celle qui ouvre quelque chose en toi.
10 Questions de journaling pour la pleine lune
Voici quelques questions pour accompagner une pleine lune :
Qu’est-ce qui devient visible maintenant ?
Qu’est-ce que je comprends plus clairement ?
Qu’est-ce qui a mûri depuis la dernière nouvelle lune ?
Qu’est-ce qui déborde ou prend trop de place ?
Qu’est-ce que je peux célébrer ?
Quelle vérité intérieure demande à être reconnue ?
Qu’est-ce que je peux remercier ?
Qu’est-ce que je suis prêt(e) à déposer ?
Qu’est-ce qui demande une libération, un ajustement ou une limite ?
Qu’est-ce que cette pleine lune m’apprend sur mon rythme intérieur ?
Là encore, il ne s’agit pas de remplir une fiche parfaite. Il s’agit d’ouvrir un dialogue avec soi.
Nouvelle lune et pleine lune, une mini-pratique avec le tarot ou un oracle
Si tu utilises le tarot ou les oracles, tu peux les intégrer très simplement à ton introspection lunaire.
À la nouvelle lune, tire une carte en te posant cette question :
Quelle graine intérieure demande mon attention ?
Puis réfléchis et écris à propos de ce que la carte t’évoque :
ce qu’elle montre ;
ce qu’elle réveille ;
ce qu’elle confirme ;
ce qu’elle nuance ;
le premier geste qu’elle t’invite à poser.
À la pleine lune, tire une carte en te posant cette question :
Qu’est-ce qui devient visible maintenant ?
Puis demande-toi :
qu’est-ce que cette carte éclaire ?
quelle vérité met-elle en image ?
qu’est-ce qu’elle m’aide à reconnaître ?
qu’est-ce qu’elle m’invite à célébrer ou à déposer ?
Le tarot ne remplace pas ton écriture et tes propres réflexions et constats personnels. Il suggère une image et un thème. Le journaling permet ensuite de les habiter, de les questionner, de les intégrer.
Nouvelle lune et pleine lune : deux rendez-vous pour mieux écouter ses cycles intérieurs
En conclusion, la nouvelle lune et la pleine lune sont deux grands seuils du cycle lunaire.
La nouvelle lune nous ramène au silence du commencement. Elle nous invite à écouter ce qui cherche à naître, à poser une intention douce, à déposer une graine dans la terre intérieure.
La pleine lune nous place devant ce qui est devenu visible. Elle nous invite à reconnaître, faire le point, célébrer, remercier, ajuster ou libérer.
Entre les deux, une histoire se dessine.
Ce que l’on sème dans le silence peut être observé dans la lumière. Ce que l’on découvre en pleine lune peut nourrir le prochain cycle. Ce que l’on écrit mois après mois devient une carte de nos transformations.
Utiliser la nouvelle lune et la pleine lune en introspection, ce n’est pas chercher à être parfaitement aligné(e) avec le ciel. C’est apprendre à dialoguer avec le temps vivant.
C’est découvrir et reconnaître que nous aussi, nous avons des phases, des commencements invisibles, des élans fragiles, des révélations intenses, des besoins de bilan, des choses à remercier, des choses à déposer.
Et parfois, une simple page de journal suffit pour entendre ce que la Lune ne fait que refléter : une part de nous qui demande à être écoutée autrement.
👉 Si tu veux tout savoir sur les 8 principales phases de la lune et approfondir ta pratique introspective, tu peux également lire cet article "Phases de la lune et introspection : 8 étapes pour mieux se comprendre".
FAQ — Nouvelle lune, pleine lune et introspection
Quelle est la différence entre nouvelle lune et pleine lune ?
La nouvelle lune correspond symboliquement à un commencement invisible, un germe, une intention, un temps d’écoute. La pleine lune correspond plutôt à une révélation, une culmination, un bilan, une mise en lumière.
En introspection, la nouvelle lune aide à écouter ce qui commence, tandis que la pleine lune aide à voir ce qui est devenu visible.
Introspection, que faire à la nouvelle lune ?
À la nouvelle lune, tu peux t'interroger et écrire sur ce qui se termine, ce qui cherche à naître, l’intention que tu souhaites poser et le premier geste concret qui pourrait soutenir cette intention.
Tu n’es pas obligé.e de faire un rituel. Quelques lignes sincères dans un carnet peuvent suffire.
Introspection, que faire à la pleine lune ?
À la pleine lune, tu peux faire un bilan : qu’est-ce qui est devenu plus clair ? Qu’est-ce qui a mûri ? Qu’est-ce qui déborde ? Qu’est-ce que tu peux célébrer, remercier, déposer ou ajuster ?
La pleine lune est un bon moment pour reconnaître ce qui est arrivé en pleine lumière.
Faut-il poser ses intentions à chaque nouvelle lune ?
Non. Tu peux le faire si cela te soutient, mais ce n’est pas une obligation.
Parfois, la nouvelle lune invite plutôt à écouter, à se reposer, à reconnaître que l’on ne sait pas encore. Une intention juste peut aussi naître d’un silence.
Faut-il libérer quelque chose à chaque pleine lune ?
Non. La pleine lune ne sert pas seulement à libérer. Elle sert avant tout à voir et à reconnaître. Ainsi, certaines pleines lunes appellent une libération. D’autres appellent une célébration, une gratitude, une prise de conscience ou simplement un bilan lucide.
Et si je ne ressens rien pendant une nouvelle lune ou une pleine lune ?
Ce n’est pas un problème. Tu n’as pas besoin de ressentir quelque chose de spectaculaire pour pratiquer le journaling lunaire.
Tu peux simplement écrire :
Je ne ressens rien de particulier. Qu’est-ce que cela dit de mon état actuel ?
L’absence de ressenti peut aussi être une information.
Puis-je m'intéresser aux cycles de la lune même si je ne connais pas l’astrologie ?
Oui. Tu peux travailler avec la nouvelle lune et la pleine lune sans connaître les signes astrologiques, les aspects ou les maisons.
L’astrologie peut enrichir la pratique, mais elle n’est pas indispensable. La différence entre commencement et révélation suffit déjà à créer une pratique introspective profonde.
Nouvelle lune ou pleine lune : par laquelle commencer ?
Si tu débutes, je te conseille de commencer par la nouvelle lune. Pose une intention simple, puis reviens à ton carnet à la pleine lune pour observer ce qui est devenu visible.
Mais tu peux aussi commencer à la pleine lune si c’est à ce moment-là que tu ressens le besoin de faire le point. En fait, la meilleure porte d’entrée est celle qui te donne envie d’écrire.


.png)
.png)

